La deuxième édition du Multi Screen Grand Prix s’est tenue ce lundi 13 avril 2026 avec pour ambition de mettre à l’honneur l’excellence de la création française, tous formats confondus. L’occasion pour media+ d’évoquer les contours de la cérémonie avec Stéphane MARTIN, Président de l’Académie de l’Audiovisuel.
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Que représente le Multi Screen Grand Prix ?
Stéphane MARTIN
La deuxième édition du Multi Screen Grand Prix s’est tenue le lundi 13 avril 2026 à Paris au Pullman Montparnasse, à l’occasion d’une cérémonie-dîner de remise des prix réunissant les acteurs majeurs de l’audiovisuel autour d’une ambition commune : mettre à l’honneur l’excellence de la création française, tous formats confondus. Organisé par l’Académie de l’Audiovisuel, l’événement confirme son positionnement comme un rendez-vous structurant du secteur, à la croisée de la création, de la diffusion et de l’innovation.
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Quelles sont les évolutions pour cette 2ème édition ?
Stéphane MARTIN
Pour cette édition 2026, le Multi Screen Grand Prix renforce son dispositif avec la création de la catégorie Création & Marques, aux côtés des catégories historiques : Fiction, Flux, Sport. Un dispositif élargi pour valoriser la production française à travers son innovation, sa créativité, son impact événementiel, son audience et sa contribution au patrimoine audiovisuel. Le Multi Screen Grand Prix a recueilli près de 142 programmes en compétition, marquant ainsi une importante progression par rapport à 2025.
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Quel regard portez-vous sur le palmarès ?
Stéphane MARTIN
Le palmarès de la deuxième édition du Multi Screen Grand Prix reflète la diversité et la qualité de la production audiovisuelle française. En tant que Président de l’Académie de l’Audiovisuel, je veille à rester indépendant des différents acteurs – diffuseurs, producteurs, agents, annonceurs… Mon rôle est de m’assurer de la bonne représentativité de tous les métiers de la filière.
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On a souvent opposé la télévision et les plateformes numériques. Comment cette dualité s’inscrit-elle dans le palmarès ?
Stéphane MARTIN
Ce qui compte, c’est l’œuvre. Nous sommes désormais dans un écosystème hybride. L’écriture, les talents, les incarnations… ces éléments répondent à un même objectif de transmission. Il y a toujours un émetteur qui s’adresse à une audience, via une proposition culturelle, informative ou commerciale, mais avec de la créativité. Les nouvelles plateformes ont permis de faire émerger de nouveaux talents. L’hybridation est la force de cet écosystème. Que ce soit à la télévision ou sur le digital, on retrouve les mêmes métiers. Cette diversité de formats et de propositions est très présente dans le palmarès.
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L’IA vient aussi bouleverser cet écosystème. Peut-on imaginer un Prix IA dans une prochaine édition du Multi Screen Grand Prix ?
Stéphane MARTIN
Aujourd’hui, il y a déjà des utilisations au minimum partielles de l’IA dans les projets audiovisuels, que ce soit pour améliorer, optimiser, voire économiser des ressources. Au sein du Multi Screen Grand Prix, nous saluons les talents de la profession, que ce soit devant ou derrière la caméra. L’IA est déjà en place. De son côté, l’Académie de l’Audiovisuel doit rester vigilante quant à l’utilisation de l’IA qui ne respecterait pas le droit d’auteur. C’est aussi le rôle de la cérémonie du Multi Screen Grand Prix de pouvoir échanger sur ces sujets avec les différents acteurs de la profession.



































