L’autorité de régulation des télécoms en France (Arcep) a qualifié mercredi les propositions de Viviane Reding, commissaire européenne à la société de l’information, prônant notamment la création d’une autorité au niveau européen, de «globalement négatives». Mme Reding «n’a pas abordé les questions de la régulation du futur, notamment l’incitation au déploiement de la fibre optique», a regretté Paul Champsaur, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), dans une interview publiée dans «Les Echos». En revanche Mme Reding «embarque l’Europe dans une voie qui conduira à l’immobilisme et au conflit avec les régulateurs nationaux», a ajouté M. Champsaur, jugeant les propositions de Mme Reding de «globalement négatives». M. Champsaur juge que la création d’une autorité européenne ne règlera pas les problèmes: «nous sommes en désaccord sur ce point», a-t-il déclaré, estimant que «ce que Viviane Reding veut faire en créant cette agence, c’est étendre ses pouvoirs au travers d’une couche additionnelle de bureaucratie». Le président de l’Arcep s’est déclaré également opposé à la volonté de la Commission de scinder les opérateurs historiques avec d’un côté le réseau et de l’autre les services. Ce choix peut être une «solution dans certains pays», a affirmé M. Champsaur, avant de préciser toutefois qu’«en France, les conditions ne sont pas réunis pour scinder en deux France Télécom».




































