9 Français sur 10 pensent que le journalisme est «utile»

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Plus de 9 Français sur 10 pensent que le journalisme est «utile»,
un niveau pratiquement stable
par rapport à l’an dernier, mais une
très large majorité juge les médias
sensationnalistes et biaisés, selon un
sondage publié ce samedi. Parmi les
résultats de cette deuxième édition
du baromètre Viavoice pour les
Assises du journalisme de Tours, en
partenariat avec France Télévisions,
France Médias Monde, Le Journal
du Dimanche et Radio France, 91%
des Français considèrent que le
journalisme est un métier utile, contre
92% un an plus tôt. Et ils estiment
à 82% qu’il est «indispensable dans
une société démocratique» et 85%
pensent qu’il existera toujours. Des
scores qui ont peu varié en un an, en
dépit des vives critiques émises ces
derniers mois contre la profession,
notamment chez les «gilets jaunes».
Les Français plébiscitent encore plus
le rôle des journalistes et des médias
dans la lutte contre les «fake news»
ou fausses nouvelles : leur plus forte
attente vis-à-vis d’eux est qu’ils
«vérifient les informations fausses, les
rumeurs, la désinformation», pour 66%
des répondants (soit 5 points de plus
que l’an dernier). Mais dans le même
temps, une vaste majorité des Français
adhère aux principales critiques à
l’encontre des médias. Ils estiment
ainsi à 63% qu’ils «disent tous la
même chose ou presque». 77% jugent
que les médias «privilégient toujours
les informations sensationnelles ou la
violence»; et 72% estiment qu’ils ne
représentent pas les différents points
de vue de manière équitable. De même,
70% leur reprochent d’être influencés
par leurs actionnaires et 66% par «les
personnalités politiques au pouvoir
puisque c’est en partie l’État qui les
finance». Et ils sont 64% à les juger
«trop proches du pouvoir et des élites».
Une courte majorité de 53% des sondés
reprochent en outre aux journalistes
de ne parler que de ce qui va mal, et
43% estiment qu’ils ne comprennent
pas les gens du peuple «car la plupart
vivent à Paris avec des revenus
élevés», contre 46% qui sont d’avis
contraire.Enfin, 53% affirment que les
médias ont mal couvert le mouvement
des «gilets jaunes». Mais 77% jugent
inadmissible qu’on puisse s’en prendre
physiquement à des journalistes et
72% pensent que certains politiques
ont une part de responsabilité dans
la violence à l’encontre des médias.