L’eurodéputé socialiste Vincent Peillon a maintenu lundi matin ses propos, critiqués au sein même du PS, sur «la servilité» de certains dirigeants de France 2, estimant que «Martine Aubry a été courageuse au début» mais que «la puissance» des médias fait «peur». M. Peillon a assuré sur i-Télé avoir juste voulu faire «un diagnostic qui (lui) fait de la peine pour notre pays», dans ses déclarations au quotidien «Le Monde». «Je ne me suis jamais opposé à France 2», a-t-il dit en réponse au porte-parole du PS Benoît Hamon qui l’avait appelé dimanche à ne pas poursuivre «cette querelle» et à se rappeler que les socialistes ne sont «pas dans l’opposition à France 2» mais «à l’UMP et au pouvoir». Benoît Hamon «reprend le discours précisément de la droite, il faut faire attention», a mis en garde M. Peillon. «Moi, je suis dans l’opposition à la droite car je ne m’attaque pas à France 2, à tous ses personnels, à tous ses journalistes, je m’attaque à une programmation venue de l’Elysée», a-t-il dit. «J’ai dit très précisément que je reconnais le travail des rédactions», mais que «la nomination du président de France Télévisions par le président de la République entraîne chez certains dirigeants des comportements serviles», a ajouté l’eurodéputé, ex-lieutenant de Ségolène Royal. «Il y a quand même quelques problèmes» concernant les relations entre les médias et le pouvoir, «on en aura un ce soir (lundi 25 janvier, ndlr) avec la présence (…) du président de la République sur les plateaux» de TF1, «à quatre jours de l’ouverture» de la campagne des régionales, a-t-il fait valoir.

































