«Dissidents, les artisans de la liberté», un documentaire poignant tourné pour Arte, retrace le parcours croisé de plusieurs figures hongroises, tchèques et polonaises, de la résistance à l’oppression communiste, de 1956 à 1989. Le film, qui sera diffusé sur la chaîne franco-allemande le 5 mai à 20h35 alterne des phases de narration historique sur des images d’archives de télévisions occidentales et de la police communiste, et des entretiens intimistes de plusieurs grands noms de la dissidence, tels Petr Uhl, Henryk Wujec ou Zbigniew Bujak. Ceux-ci abordent leur vécu de manière très personnelle, expliquant comment ils ont fait le choix de risquer leur vie pour s’insurger contre des régimes totalitaires. «L’Histoire est intéressante à évoquer à hauteur d’homme», souligne la réalisatrice Ruth Zylberman, soucieuse de jeter un regard humain sur ce «moment fondateur de notre histoire» que représente à ses yeux le lent combat pour la liberté dans les «démocraties populaires» d’Europe de l’Est. «Dissidents» raconte 35 ans de lutte antitotalitaire, traçant des parallèles entre la création de l’opposition démocratique et du syndicat Solidarnosc en Pologne, la répression du Printemps de Prague et la Révolution de velours en Tchécoslovaquie, et l’essor du mouvement de littérature clandestine Samizdat en Hongrie. Coproduit par Arte et Zadig productions, «Dissidents, les artisans de la liberté», d’une durée de 1h40, est le 8ème documentaire de Ruth Zylberman, après notamment «68 année Zéro» (2008) et «France-Allemagne, des ondes parallèles» (2003).



































