L’Assemblée nationale a adopté vendredi une baisse de la taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées de 0,75% à 0,5%, la gauche dénonçant un «cadeau» aux chaînes privées. Cette taxe avait été instaurée initialement pour combler le manque à gagner de la fin de la publicité sur France Télévisions, en 2009. Mais il a été décidé en septembre un «moratoire» de deux ans pour la suppression totale de la publicité sur France Télévisions, initialement prévue fin 2011. «Cette idée de la taxe partait du principe que c’était la totalité de la publicité qui était supprimée (sur les chaînes publiques) et qu’il y aurait un effet ricochet positif qui justifiait pleinement que les chaînes du privé participent à l’effort de solidarité du financement», a dit le ministre du Budget François Baroin. «Cela n’a pas été le cas (…) In fine, la décision a été de ne pas supprimer la publicité pendant la journée», a-t-il poursuivi. Le député PS Patrick Bloche a dénoncé «un cadeau aux chaînes privées». «On en est à la troisième décote», a-t-il souligné. Initialement, cette taxe avait été fixée à 3% mais en réalité ramenée à 1,5% puis ensuite à 0,75% en 2009. «Toute l’argumentation développée par le gouvernement l’année dernière, c’était de prendre en compte la conjoncture qui avait effectivement fait baisser le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées», a-t-il ajouté.


































