Cinq ans de prison pour un Américain accusé d’être un pirate informatique et expert en cryptomonnaies

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Un Américain, accusé d’être un pirate informatique et expert en cryptomonnaies, a été condamné mardi à New York à plus de cinq ans de prison pour avoir fourni des conseils financiers à la Corée du Nord afin qu’elle échappe aux sanctions internationales.
Virgil Griffith, 39 ans, a plaidé «coupable» devant la justice fédérale américaine qui le poursuivait depuis 2019, afin de réduire sa peine encourue qui aurait pu être de 20 années de réclusion criminelle.
M. Griffith a été condamné à 63 mois de prison, selon un communiqué du procureur du tribunal fédéral de Manhattan.
Pour le procureur Damian Williams, «la Corée du Nord représente sans le moindre doute une menace pour la sécurité nationale de notre pays et le régime (de Pyongyang) a montré à maintes reprises que rien ne l’arrêtait pour faire fi de nos lois».
D’après M. Williams, le condamné Virgil Griffith avait déjà «reconnu devant la justice avoir agi pour que la Corée du Nord échappe aux sanctions, lesquelles sont en vigueur pour l’empêcher de se doter d’une arme nucléaire».
La justice américaine accusait M. Griffith d’avoir travaillé, avec d’autres, pour fournir à la Corée du Nord des services financiers en cryptomonnaies, d’avoir aidé le régime communiste à échapper aux sanctions internationales et de s’être rendu en Corée du Nord à ces fins.
Virgil Griffith est un informaticien américain qui vivait à Singapour et avait été arrêté en novembre 2019 à l’aéroport de Los Angeles, après avoir assisté à une conférence à Pyongyang quelques mois plus tôt.
Il y avait exposé, selon la justice américaine, son expertise en matière de cryptomonnaies et monnaies virtuelles et la manière «d’échapper aux sanctions» internationales contre le régime communiste de Pyongyang.
La justice américaine l’accusait également d’avoir proposé des «programmes pour faciliter les échanges en cryptomonnaies entre la Corée du Nord et la Corée du Sud», en violation des règles internationales.
Les résolutions de l’ONU interdisent à la Corée du Nord, frappée par de lourdes sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et d’armement, de procéder à des essais de missiles balistiques, ce qui n’a pas empêché Pyongyang de réaliser une dizaine de tests de ce type depuis le début de l’année.