Condamné en première instance pour avoir diffamé un journaliste de la «Dépêche du Midi» dans son livre «Face à la calomnie», l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, a été relaxé mercredi par la cour d’appel de Paris. En décembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné M.
Baudis, alors président du CSA, et son éditeur, Bernard Fixot, à 1 000 euros d’amende avec sursis, ainsi qu’à verser solidairement 3 000 euros de dommages et intérêts au journaliste. Dans son livre, l’actuel président de l’Institut du Monde arabe accusait Gilles Souilles, responsable du service «faits divers-judiciaire» du quotidien toulousain, d’avoir «égaré» ou «intoxiqué» volontairement ses confrères dans le cadre des accusations le visant, en marge du dossier du tueur
en série Patrice Alègre. En première instance, la 17ème chambre avait jugé ces propos diffamatoires, mais avait reconnu à M. Baudis le bénéfice de la bonne foi. Mercredi, la 11ème chambre de la cour d’appel a infirmé son jugement, en accordant aux prévenus le bénéfice de cette bonne foi. Dans son arrêt, «la cour estime que Dominique Baudis (…) disposait de suffisamment d’éléments sur le rôle joué par Gille Souilles et n’a pas usé d’un ton -certes incisif- excédant
les limites admissibles en matière de liberté d’expression». En effet, observet-elle, le journaliste de la «Dépêche du Midi» «s’est gardé de relever dans ses articles les incohérences et contradictions qui sont apparues rapidement, de révéler le nom d’autres personnalités qui étaient également mises en cause et n’a apparemment pas procédé lui-même à de véritables vérifications». Selon la cour, nombre de ses articles «ne font pas preuve d’objectivité mais au contraire développent une analyse qui peut être qualifiée de tendancieuse».


































