Des téléfilms plus crus ou des fictions interactives combinant télé et web, les professionnels du petit écran ont tenté d’imaginer ce que sera la fiction en l’an 2020. Considérée comme le genre le plus noble des programmes télévisés, la fiction française fait débat entre les tenants d’une évolution combinant nouvelle écriture, nouveau format et interactivité liés aux technologies émergentes et ceux pour qui une fiction consiste avant tout à «raconter une histoire». «Avec une moyenne de cinq écrans de toutes tailles par foyer et trois cinquième des téléviseurs connectés à Internet sous peu, la fiction se déclinera sur deux univers, celui de la télévision et celui des jeux vidéos», estime Jacques Peskine, ancien délégué général de l’Union syndicale des producteurs audiovisuels» (USPA). Pour Jérôme Clément, président d’ARTE, «la convergence TV et Internet va bouleverser la façon dont on écrira les histoires». Tous les intervenants aux débats organisés par le Festival de la Fiction TV de La Rochelle, s’accordent à voir dans le futur de grands changements du coté des formats, durée ou périodicité. Mais une fusion télé/jeux-vidéo fait douter. «L’interactivité restera dans le domaine de l’expérimental», estime M. Peskine même si on peut imaginer aisément des téléspectateurs regardant leur série préférée la souris de l’ordinateur à la main. Il faut prendre en compte les nouveau mode de diffusion, entre ce qui se fait à la demande notamment via internet et ce qui est proposé de façon linéaire», c’est à dire diffusé à la télévison, estime Marc Tessier, ancien P.-D.G. de France Télévisions. Il a cependant souligné qu’entre 2000 et 2010, il n’y avait pas eu de changement majeur et que rien ne certifiait qu’il y en aurait d’ici dix ans.



































