Météo : des journalistes de BFMTV ciblés par des menaces en ligne après la vague de chaleur

Météo : des journalistes de BFMTV ciblés par des menaces en ligne après la vague de chaleur

Les cartes météo présentant la France en rouge en raison de la vague anormale de chaleur ont entraîné des menaces et des insultes envers des journalistes de BFMTV sur les réseaux sociaux, a dénoncé ce mardi 26 mai la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne d’info.

«Depuis deux jours, les journalistes météo et climat de BFMTV sont la cible d’une vague d’insultes et de menaces sur les réseaux sociaux, venant d’internautes climatosceptiques», a déclaré sur X la SDJ, pointant des «propos inacceptables».

Elle a rappelé que «le choix de couleur des cartes se fait en fonction des normales de saison, fixées par Météo-France, et basées sur des faits scientifiques faisant consensus».

«Actuellement, les températures sont de 15 à 17 degrés supérieures à ces normales, d’où le choix éditorial de mettre ces cartes en rouge pour marquer cette différence et l’anormalité de la situation», ajoute la Société des journalistes.

L’un des journalistes météo de la chaîne, Kévin Floury, a fait état en plateau mardi de ces «messages d’insultes, de menaces, parce que le rouge est indiqué sur les cartes météo de BFMTV».

Sur X, l’un de ses messages disant «c’est le climat qui change durablement» est accueilli par des dizaines de réponses parlant de «météorologiste a 2 balles» ou de «pauvre clown».

Au lendemain de la journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai depuis le début des mesures de Météo-France en 1947, la vague de chaleur qui déferle sur la France devait encore se renforcer mardi, avec des températures maximales attendues de 33°C à 36°C.

Alors que les épisodes caniculaires se multiplient et s’intensifient avec le réchauffement climatique, le traitement de la météo dans les médias fait l’objet de polémiques récurrentes.

L’agroclimatologue Serge Zaka a ainsi protesté lundi sur X contre des propos «inacceptables» de l’animateur de CNews Pascal Praud, qui avait affirmé la semaine dernière: «non, ce n’est pas une chaleur exceptionnelle» ou encore «il y a des coups de chaud à 30 degrés comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin».

Cet épisode est «inédit pour un mois de mai, avec des conséquences concrètes sur nos terroirs, les travailleurs exposés en extérieur, l’agriculture et les écosystèmes», a souligné Serge Zaka.

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