Au FIPA, des politiques jugent la redevance insuffisante pour la TV publique

Des représentants politiques, réunis au Festival international de programmes audiovisuels (FIPA) à Biarritz, ont souligné vendredi que la redevance en France ne rapportait pas assez au regard des objectifs assignés à la télévision publique. On a en France «un sous-investissement du service public, basé sur un système peu dynamique et vieillissant», a déclaré Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDF de Seine Maritime, lors d’un débat auquel participaient des représentants de l’UDF, du PS et du PC. Les représentants de l’UMP et des Verts, conviés, ont eu des empêchements de dernière minute. Pour augmenter le montant perçu de la redevance, Ghislain Achard (PS), membre du comité stratégique pour le numérique et ancien directeur général de France Télévisions, a estimé que «la totalité des foyers devaient payer la redevance». Francis Parny (PC), vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France, a souhaité pour sa part une redevance proportionnelle aux revenus. L’Union syndicale de production audiovisuelle (USPA) a souligné que la redevance en France était de 116 euros par an, soit moins de 10 euros par mois, alors qu’elle s’élève à plus de 200 euros par an en Angleterre et en Allemagne.

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