Samedi 5 juillet 2025 à 20h55 à l’antenne, et sur arte.tv du 26 juin au 4 septembre, ARTE proposera «Aux armes, citoyennes! Les femmes dans la Révolution française» (ARTE France, Capa Presse), un documentaire qui met en lumière les figures oubliées d’un épisode majeur de l’histoire de France.
L’importance des femmes dans le combat révolutionnaire a longtemps été ignorée, voire effacée. Raconté par Romane Bohringer, ce documentaire signé Mathieu Schwartz («Eiffel, la guerre des tours» et «Pasteur et Koch – Un duel de géants dans le monde des microbes») et Émilie Valentin («Music Queens», «Sculptrices, ni muses ni modèles»), mêle historiographie récente, archives et animation. Il replace les femmes au cœur des événements, en retraçant les parcours de plusieurs d’entre elles : Olympe de Gouges, Louise de Keralio, Reine Audu, Claire Lacombe, Pauline Léon, Théroigne de Méricourt et Catherine Pochetat. Danton, Robespierre, Marat, Mirabeau…
La Révolution a ses héros, et tous sont des hommes. Des femmes de tous horizons ont pourtant pris part aux événements, en première ligne des insurrections comme des débats politiques qui ont jalonné cette période de basculement. La populaire marchande de la Halle Reine Audu, la dramaturge humaniste Olympe de Gouges, l’amazone belge Théroigne de Méricourt, la journaliste républicaine Louise-Félicité de Keralio, la soldate émérite Catherine Pochetat ou la chocolatière militante Pauline Léon, fondatrice d’un club féminin avec sa comparse comédienne Claire Lacombe, se sont ainsi illustrées, chacune à leur manière, pendant ces temps agités, avant d’être impitoyablement rayées de l’histoire. Aujourd’hui, ces figures longtemps oubliées reprennent peu à peu leur place dans le grand récit national grâce au travail d’une nouvelle génération d’historiens.
Nourri de leurs découvertes et de précieuses archives (iconographie, documents officiels, coupures de presse…), ce documentaire au souffle épique fait revivre leurs destins en animation, et les inscrit dans la chronologie tumultueuse des premières années de la Révolution.
De l’Assemblée au champ de bataille, des marchés aux clubs et salons, cette fresque met en lumière le rôle essentiel de ces femmes dans ce moment fondateur de l’histoire de France, mais aussi le processus d’effacement dont elles ont été victimes. Car si la Révolution offre de nouveaux droits – notamment celui de divorcer -, les femmes qui occupent le terrain politique vont faire l’objet d’attaques misogynes d’une violence inouïe, avant d’être implacablement bâillonnées à partir de 1793. Quelques années plus tard, le Code Napoléon (1804) inscrira dans le marbre juridique la sujétion civique de leur sexe, étouffant les revendications féministes des pionnières pendant plus d’un siècle et demi. Racontée par Romane Bohringer, cette nouvelle page de la Révolution française, tissée d’idéaux, de faits d’armes et de tragédies, se dessine sous nos yeux. Une épopée vibrante qui rend à ces figures féminines leur place légitime dans l’histoire de France.



































