Le hors-série lancé fin février par cinq médias ancrés à gauche, dont l’Humanité et Radio Nova, pour faire «front commun contre l’extrême droite» a été réimprimé à 30.000 exemplaires face à «une demande inédite», a annoncé ce mercredi 4 mars 2026 le groupe Combat.
Sortie le 23 février, cette édition spéciale de 80 pages, à laquelle ont aussi participé les Inrockuptibles et les médias en ligne StreetPress et Blast, avait initialement été tirée à 50.000 exemplaires.
Intitulée «Combat!», elle est vendue 8,90 euros. «C’est un succès foudroyant, qui correspond à une vraie attente du public», a déclaré Emmanuel Hoog, DG du groupe Combat, propriétaire de Radio Nova et des «Inrocks».
Ce groupe appartient à l’homme d’affaires Matthieu Pigasse, qui veut peser en faveur de la gauche pour la présidentielle de 2027.
«Nous réfléchissons à une éventuelle deuxième édition» de ce hors-série, «avec peut-être la collaboration d’autres médias», a ajouté M. Hoog.
Ce journal se présente sous la forme d’une série d’enquêtes et de décryptages, sur les municipalités tenues par le Rassemblement national (RN), le projet économique du parti de Marine Le Pen, les médias du milliardaire conservateur Vincent Bolloré et les situations politiques dans la Hongrie de Viktor Orban ou l’Argentine de Javier Milei.
Réalisé avant la mort à Lyon du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque mi-février, le hors-série contient aussi un entretien avec le député LFI Raphaël Arnault, qui y prône «une société la plus émancipée possible de toute violence».
Six hommes suspectés d’avoir porté des coups à Quentin Deranque ont été mis en examen pour «homicide volontaire» et un pour «complicité».
Les sept sont, selon une source proche du dossier, «connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde», mouvement d’ultragauche fondé en 2018 par Raphaël Arnault et dissous en juin.
Deux étaient collaborateurs du parlementaire.
Le journal ayant été réalisé avant ces événements, «la temporalité nous a empêchés de traiter» cette affaire dans ses pages, avait regretté le co-rédacteur en chef de StreetPress, Mathieu Molard, lors de la soirée de lancement à Paris le 19 février.



































