Attaques verbales voire physiques, cyberharcèlement… En pleine période électorale avant les municipales, de nombreux journaux ont dénoncé, dans une tribune commune publiée ce mercredi 4 mars, la «polarisation du débat public», qui fait de la presse le «bouc émissaire» de «toutes les colères».
«À quelques jours des élections municipales (15 et 22 mars prochains, ndlr), nous demandons à chaque candidat, responsable syndical ou associatif un engagement clair : défendre publiquement la liberté d’informer et condamner toute forme de pression sur les journalistes», écrivent les membres de l’Apig (Alliance de la presse d’information générale), organisme collectif qui regroupe près de 300 quotidiens français.
Cette tribune commune a été publiée sur le site de nombre d’entre eux, dont «Ouest-France», «Libération», «La Tribune» ou encore «La Croix.
«Nos médias assistent à une lente dérive, à un transfert de toutes les colères vers un bouc émissaire : les médias et les professionnels de l’information», poursuivent-ils, en déplorant «la polarisation d’un débat public, alimentée par une parole politique parfois violente et décomplexée».
«Ces dernières semaines, la presse d’information, de «Midi Libr»e à la «Voix du Nord», de «Libération» au «Télégramme», de «L’Ardennais» à «La Nouvelle République», de «La Montagne» au réseau ICI, a fait l’objet d’attaques récurrentes et croissantes», soulignent les journaux.
«Ces atteintes à la liberté de la presse et au libre exercice du métier d’informer sont d’autant plus intolérables qu’elles sont parfois le fait d’élus de la Nation qui écartent nos journaux de leurs collectivités, nous dénigrent ou font pression sur nos rédactions», insistent-ils, sans citer d’exemple.
Fin février, LFI (La France insoumise) et son leader, Jean-Luc Mélenchon, ont été critiqués par les syndicats de journalistes et RSF (Reporters sans frontières) pour avoir voulu choisir les médias qui suivent leurs conférences de presse.
Lors d’un meeting pour les élections municipales à Lyon, M. Mélenchon, dont les relations avec la presse se sont envenimées depuis la mort du militant d’extrême droite radicale, Quentin Deranque, a critiqué les médias qualifiés de «croûtons».



































