Des sénatrices américaines demandent à Meta de clarifier sa politique concernant les messages de services d’aide à l’avortement

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Des sénatrices américaines ont appelé lundi Facebook et Instagram à clarifier leur politique concernant les messages de services d’aide à l’avortement, alors que les deux réseaux sociaux ont retiré des informations et publicités qui n’enfreignaient pas son règlement.

Fin juin, après que la Cour suprême ait révoqué le droit constitutionnel à l’avortement aux Etats-Unis, les messages d’information et de mobilisation contre cette décision se sont multipliés sur les plateformes, mais aussi des propositions d’envoyer ou de réceptionner des pilules abortives par la poste, pour les femmes qui en auraient besoin.

Les élues démocrates Amy Klobuchar et Elizabeth Warren se disent «inquiètes» face à la «censure» exercée, selon elles, par Meta, la maison mère de Facebook et Instagram.

«Des articles montrent que de nombreux messages fournissant des informations sur l’accès à des services légaux d’interruption volontaire de grossesse (IVG) ont été retirés, souvent quelques minutes après qu’ils aient été mis en ligne», déclarent les sénatrices.

Sur Instagram, d’autres contenus similaires ont été couverts par des «avertissements pour contenus sensibles ou explicites». Elles citent des exemples, de la promotion d’un documentaire sur l’avortement à un message intitulé «Avortement en Amérique: comment vous pouvez aider».

Meta avait déjà réagi aux articles de presse fin juin en rappelant qu’il est interdit «d’acheter, de vendre, d’échanger, de donner ou de demander des médicaments sur ses réseaux sociaux», mais que «les contenus qui évoquent la disponibilité et l’accessibilité des médicaments sous ordonnance sont permis», d’après un tweet d’Andy Stone, porte-parole de Meta.

«Nous avons découvert des exemples d’application incorrecte (du règlement) et nous les corrigeons», avait-il ajouté.

Concernant les bannières d’avertissement sur Instagram, la communication de l’application a aussi mis en avant un bug informatique qui a affecté différents contenus, pas seulement liés au droit à l’avortement.

Les deux sénatrices demandent à Mark Zuckerberg et Adam Mosseri, les patrons respectifs de Meta et Instagram, des informations complémentaires sur ce que l’entreprise fait au sujet de ces «problèmes d’application des règlements».