C. CHELLI (CAPA Drama) : «Versailles saison 3 devrait entrer en tournage en avril 2017»

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Claude CHELLI, Producteur et Directeur général de CAPA Drama

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Ultime saison pour «Braquo» diffusée chaque lundi sur Canal+. Pourquoi cet arrêt ?

Claude CHELLI

C’est un choix commun entre la chaîne et nous-mêmes. A la fin de la 3ème saison de «Braquo», on s’est dit que nous ne pouvions pas tirer le fil de ces intrigues pendant des années. Dès lors, on termine en beauté avec 8 épisodes de 52’. Nous avions disposé d’un budget d’environ 1,1 M€ par épisode.

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Quelle est la mécanique de fabrication de «Braquo» ?

Claude CHELLI

Il y a un seul auteur. On fonctionne un peu à l’anglaise. Cela prend donc un peu de temps mais c’est un choix assumé. Dans «Braquo», il fallait une cohérence éditoriale et créative très forte.

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Réfléchissez-vous à un nouveau polar ?

Claude CHELLI

Avec Canal+, on réfléchit à un nouveau polar qui se veut différent et très innovant de ce que l’on voit habituellement.

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Où en est la 2ème saison de «Versailles» pour Canal+ ?

Claude CHELLI

Nous avons terminé le tournage de la 2ème saison de «Versailles» début juillet. Six épisodes ont déjà été montés. Comme pour la 1ère saison, nous avons un budget de 26 à 27 M€ pour 10 épisodes. La saison 3 est en cours d’écriture. Nous devrions débuter le tournage en avril 2017. On part toujours sur 10 épisodes.

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Que retenez-vous de l’expérience «Versailles» ?

Claude CHELLI

Pour des grandes productions internationales, le plus complexe est de récolter les financements voulus. On ne peut pas décevoir avec «Versailles», que ce soit au niveau des décors ou des costumes. La recherche de budget a donc pris du temps. Maintenant, avec l’expérience, c’est un chantier qui ne me fait plus trop peur. La série a été vendue dans plus de 130 pays. C’est un gros succès sur BBC2, la chaîne des séries outre-Manche.

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«Versailles» est-elle rentable au vu des ventes internationales ?

Claude CHELLI

Ce n’est pas une série rentable à proprement parlé. Pour assoir une rentabilité sur une production, il faut beaucoup de saisons. A partir de la 3ème, on commence à avoir suffisamment d’épisodes pour commencer à amortir les coûts.

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Souhaitez-vous creuser le sillon de la série internationale?

Claude CHELLI

Oui, cela fait partie de nos ambitions. Si vous travaillez avec les Anglais par exemple, il faut que la thématique et le sujet concernent les deux pays, ou qu’elle soit suffisamment universelle pour concerner le public. «Versailles» est un nom que tout le monde peut comprendre. On travaille avec des Britanniques par exemple sur un projet basé sur Ritz et Escoffier, la création du grand hôtel. En plus des séries internationales, nous continuons de produire pour toutes les chaînes.

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La fiction française n’a-t-elle plus à rougir ?

Claude CHELLI

Aujourd’hui, la fiction française n’est plus regardée de haut à l’international. Pour preuve, trois séries de Canal+ ont reçu des Emmy Awards : «Braquo», «Les Revenants» et «Engrenages». Du coup, les gens nous appellent des Etats-Unis, d’Angleterre et d’Allemagne parce qu’ils ont des projets de coproductions à nous proposer. Avec des moyens, on peut faire des choses ambitieuses.

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Des séries à venir sur TF1 et M6 ?

Claude CHELLI

On travaille harmonieusement avec TF1 depuis le succès de «Après moi le bonheur». Il m’arrive aussi de faire venir des producteurs qui ont déjà à travailler avec la Une. C’est le cas d’Arnaud Figaret. Avec M6, nous avons finalisé une série que nous allons bientôt tourner. Cela s’appelle «L’origine du mal» (titre de travail), un polar très psychologique.

LES DIRIGEANTS

Claude CHELLI

DG

COORDONNEES

80 rue de la Croix Nivert 75015 Paris

DATE DE CREATION

1996

PRODUCTIONS

«Versailles» (C+) ; «Braquo» (C+) ; «Après moi le bonheur» (TF1) ;…