Alphabet va émettre des obligations à 100 ans, une première dans le secteur technologique depuis près de trente ans, dans le cadre d’une levée de fonds massive pour financer ses ambitions dans l’informatique à distance (cloud) et l’intelligence artificielle (IA).
Selon des données publiées par l’agence Bloomberg, le groupe de Mountain View (Californie) prévoit de lever environ un milliard de livres sterling via une obligation qui arrivera à échéance en février 2126.
Sollicitée, la maison mère de Google n’a pas donné suite dans l’immédiat.
L’opération vient en complément d’une série d’émissions obligataires en dollars, annoncées lundi, qui portent sur un montant de 20 milliards de dollars.
Alphabet a longtemps été une société à l’endettement très faible, situation rendue possible par les flux de trésorerie considérables dégagés par son activité.
Ces derniers lui permettaient de financer quasiment intégralement ses investissements sans chercher d’autres sources de fonds.
Mais la course à l’IA a poussé les géants de la tech à accélérer et augmenter leurs dépenses d’infrastructures dans des proportions jamais vues. Alphabet y a consacré 91 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 74% sur un an, et vise une fourchette comprise entre 175 et 185 milliards pour 2026.
Pour se tenir à ces chiffres, le groupe doit emprunter sur les marchés.
Il a enclenché la manoeuvre en 2025, faisant passer son endettement à long terme de 11 à 47 milliards de dollars.
Il a notamment émis, en novembre dernier, une obligation à 50 ans, avant de pousser le curseur cette année.
L’emprunt à 100 ans, dont la date exacte n’est pas connue mais qui pourrait intervenir dès cette semaine, n’est pas le premier du genre pour une entreprise.
Cette maturité a été en vogue durant les années 90, Coca-Cola, Disney, Ford ou FedEx franchissant le pas à l’époque.
Dans le domaine technologique, l’équipementier téléphonique Motorola a été le dernier à s’y aventurer, en 1997.


































