Alexandre DARMON (Place 62) : «Nous travaillons déjà sur d’autres créations, notamment pour les présidentielles»

Alexandre DARMON (Place 62) : «Nous travaillons déjà sur d’autres créations, notamment pour les présidentielles»
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Le mardi 24 mars 2026, quelques heures seulement après les résultats des élections municipales, Paris Première diffusera le documentaire «Paris à prendre», qui suit de l’intérieur la campagne municipale à Paris. L’occasion pour media+ d’évoquer cette production avec Alexandre DARMON, Président-fondateur de Place 62.

media+ Comment est né le projet «Paris à prendre» ?

Alexandre DARMON J’adore la politique, et surtout l’immersion politique. «Paris à prendre» est né de cette envie très forte de raconter de l’intérieur la campagne municipale à Paris, de donner la parole aux acteurs politiques, mais aussi de mettre en lumière les enjeux concrets qui vont déterminer l’avenir de la ville. L’idée a germé à partir d’un constat simple : les campagnes locales sont souvent peu couvertes en profondeur, alors qu’elles influencent directement le quotidien des habitants.

media+ Quel est le dispositif mis en place pour suivre cette campagne municipale ?

Alexandre DARMON Nous avons mis en place un dispositif ambitieux et très structuré. Je suis avec plusieurs cadreurs les différents candidats en parallèle, ce qui nous permet de capter des moments forts au même instant, dans des lieux et des contextes différents. Il y a une vraie organisation en amont : nous sélectionnons les séquences les plus fortes, celles qui servent le récit, et nous nous répartissons les tâches avant même d’arriver en salle de montage. Nous montons quasiment en temps réel, ce qui nous oblige à être réactifs et extrêmement organisés. Nous avons vraiment mis les moyens pour que le film soit à la hauteur de l’enjeu.

media+ Réaliser un documentaire tourné/monté, est-ce un défi de production ?

Alexandre DARMON C’est sans doute le plus gros défi que j’ai eu à relever jusqu’à présent en tant que réalisateur et producteur. Et paradoxalement, c’est ce qui rend l’aventure si excitante. Filmer une campagne municipale en temps réel impose une logistique mobile, une équipe capable de s’adapter en permanence, un montage réactif qui suit presque l’actualité au jour le jour. Et je crois que ce que nous proposons pour ce documentaire chez Place 62 est inédit : nous suivons plusieurs candidats en même temps sur une élection pour un seul film. Coordonner la production avec les impératifs éditoriaux, gérer les imprévus, maintenir la tension dramatique…c’est un travail intense, parfois épuisant, mais profondément stimulant.

media+ Au global, combien d’équipes sont mobilisées pour ce projet ?

Alexandre DARMON J’ai envie de dire qu’il n’y a qu’une seule grande équipe. Les cadreurs et les monteurs travaillent main dans la main, presque en continu. Le graphiste est intégré dès le départ, car nous avons fait le choix d’un graphisme moderne, différent, qui participe pleinement à l’identité du film. Toute l’équipe de production est également mobilisée pour organiser, coordonner, fluidifier le dispositif. Nous sommes une petite dizaine, mais avec une vraie cohésion.

media+ Sur quels autres projets travaillez-vous ?

Alexandre DARMON Pour l’instant, l’objectif est clair : terminer ce documentaire que nous savons très attendu. Toute notre énergie est concentrée sur cette dernière ligne droite. Mais nous travaillons déjà sur d’autres créations. J’aimerais que nous basculions rapidement vers l’élection présidentielle de 2027, en proposant un documentaire ou une émission de flux originale pour cette échéance. Nous avons les accès, ce qui est précieux dans ce milieu.

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