Eyeka est une plateforme qui permet aux marques, médias et opérateurs de créer leur propre site en ligne. Elle fournit des solutions complètes à ses clients notamment en fournissant de la production de contenus vidéo et photos. Gilles Babinet, co-fondateur et directeur d’Eyeka nous parle de sa société.
média+ : Pouvez-vous nous présenter le concept Eyeka ?
Gilles Babinet : Eyeka est une plateforme vidéo pour les marques, ayants-droit et opérateurs mobiles sur Internet. La spécificité de l’entreprise c’est qu’on a une base de données de 20 000 vidéastes et photographes, qui ont été sélectionnés et qui répondent aux appels d’offre des clients. Et ça fonctionne ! Depuis 2008, tous les mois on rentre le double de clients… La croissance est, dans ce domaine, de 100% par mois. Notre chiffre d’affaires est en dessous des 10 millions d’euros. Nos capitaux proviennent de l’Angleterre et de la France. La société se compose d’une petite trentaine de personnes.
média+ : Mais comment Eyeka se distingue-t-elle des autres plateformes du genre ?
Gilles Babinet : Le gros intérêt d’Eyeka, que cela soit pour du clip musical, de la publicité ou du documentaire, c’est d’avoir une capacité de réponse sans commune mesure avec les autres plateformes. A chaque appel, pas moins d’une centaine de réponses de grande qualité, sont postées sur Eyeka. Et cela pour un prix vraiment raisonnable. Nos budgets allant de 20 000 à 70 000 euros pour un appel à la création. C’est la quantité reliée à la qualité.
média+ : Quelle est l’actualité d’Eyeka ?
Gilles Babinet : Nous avons lancé Eyeka depuis deux ans en France. Comme ce lancement à été plus que concluant nous avons décidé de lancer il y a deux semaines Eyeka en Asie. On a monté un bureau à Singapour. Le marché y est très fort. Je pense que 2008 est l’année de la vidéo. Je suis déjà fort d’une expérience là-bas puisque Musiwave (service de musique mobile fondée en 2000) y avait connu son plus fort développement. Deuxième facteur de ce choix, c’est la croissance qui se maintient dans cette zone entre 8 et 9% augmentant en parallèle la demande en «marques» et donc de canaux en médiatisation pour ces dernières. Mais notre prochain défi revient en Europe. Nous voudrions des agents dans les grands pays européens. Mais les Etats-Unis et l’Australie ne sont pas des marchés à exclure. Aujourd’hui nous avons la plus grande communauté d’auteurs professionnels qui existe en Europe. Notre objectif, faire l’évènement en permanence.
média+ : Que pensez-vous de la TMP ?
Gilles Babinet : Je crois à la TMP mais je ne pense pas que ce sera pour demain. Il y a trois problèmes: le premier est celui de la technologie qui n’est pas stable. Contrairement à ce qui est dit, il va falloir 2 ou 3 ans avant que la TV soit optimum sur le mobile. Deuxièmement, il y a le problème de fidélisation à cette façon de consommer ce média. Et enfin, le contenu. Il va falloir créer de nouveaux formats, adapter des formats. Pour moi la TMP n’est pas viable avant 2015.



































