En 2026, Gala amorce une nouvelle trajectoire, portée par une direction artistique renouvelée et l’apparition de nouvelles rubriques. L’occasion pour media+ d’évoquer cette feuille de route et les ambitions de développement avec Erin Doherty, Directrice de la rédaction.
media+
Comment avez-vous engagé la transformation éditoriale de Gala ?
Erin DOHERTY
J’ai pris mes fonctions au début de l’été 2025 avec pour mission de «premiumiser» le magazine. Très rapidement, j’ai souhaité lancer un chantier autour de nos Unes. Le choix de la photo de couverture est absolument central pour Gala. Nous devons parfois avoir le courage d’abandonner un sujet si nous ne disposons pas d’un visuel suffisamment impactant. En kiosque, l’attention des lecteurs est de plus en plus fugace : nous avons quelques secondes pour capter le regard. Notre ligne éditoriale, elle, reste fidèle à l’ADN du titre, avec une priorité donnée aux célébrités et au gotha.
media+
Comment évoluent vos rubriques ?
Erin DOHERTY
Au-delà de la couverture, nous avons repensé l’ouverture du magazine avec la création d’une nouvelle rubrique, L’indice Gala. Elle offre à nos journalistes un espace d’expression autour des tendances de la semaine (mode, beauté, décoration ou culture) et mobilise l’ensemble de la rédaction. Dans une logique d’écoute de nos lecteurs, nous avons également lancé une rubrique culturelle, Culture Club. Nous y proposons une sélection de sorties cinéma, de livres, ainsi que des focus sur les expositions en cours.
media+
Quelle place pour les formats longs dans Gala ?
Erin DOHERTY
Cette nouvelle charte éditoriale marque un retour assumé aux formats longs, avec un véritable temps de lecture. Nous avons réintroduit du décryptage et de l’enquête, permettant d’aborder, à travers le prisme du people, des sujets de société. Tout est une question d’équilibre. Il faut également que les personnalités acceptent de se prêter à ces formats au long cours. Ces grands formats sont essentiels pour fidéliser nos lecteurs. C’est un point auquel je tiens particulièrement.
media+
À l’ère du social media, comment se positionne Gala ?
Erin DOHERTY
Gala est aujourd’hui une marque globale : 124.000 exemplaires diffusés pour le print, 9 millions de visiteurs uniques sur le digital et 21 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Nos conférences de rédaction sont désormais transversales, réunissant les équipes print, digital et social media. Nous adaptons les formats selon les canaux : une version longue pour le print, des déclinaisons plus courtes pour les réseaux sociaux. Ces derniers sont devenus incontournables, notamment pour la couverture d’événements – tapis rouges, manifestations culturelles ou sportives, avec de très fortes audiences : plus de 1,7 million d’abonnés sur Instagram et 17,3 millions sur TikTok. Cette puissance attire à la fois les marques et les célébrités, qui viennent naturellement vers nous.
media+
Qu’en est-il de votre présence sur YouTube ?
Erin DOHERTY
YouTube fait partie de nos axes de réflexion. Nous allons tester de nouveaux formats dans les prochains mois, avec un temps fort prévu autour du Festival de Cannes. L’objectif est notamment de proposer des émissions longues et d’y diffuser nos podcasts.
media+
Quel bilan tirez-vous depuis votre arrivée chez Gala ?
Erin DOHERTY
Les retours sont très positifs, tant du côté des lectrices que des personnalités. À mon arrivée, certains agents étaient réticents à collaborer avec Gala. Nous avons engagé un important travail de pédagogie pour présenter notre projet éditorial. Ces derniers mois, nous avons ainsi marqué les esprits avec des couvertures fortes et singulières, notamment avec Pierre Niney ou Benjamin Biolay.



































