France Télévisions lancera huit chantiers en 2008 en vue d’une réforme visant à «moderniser et harmoniser» le groupe public et dégager «quelques dizaines de millions d’euros» d’économies, a annoncé lundi son président, Patrick de Carolis, qui souhaite un statut unique aux différentes chaînes. «Le paquebot France Télévisions doit continuer mais il faut avoir des réflexes et une organisation de hors-bord, afin de relever le défi du global média (TNT, mobile, télévision mobile personnelle, Vod…)», a déclaré M. de Carolis, à l’occasion de la présentation des programmes des fêtes de fin d’année. Le budget 2007 – encadré par un Contrat d’objectifs et de moyens (COM) avec l’Etat – sera «en ligne avec nos prévisions, malgré un marché publicitaire difficile», s’est-il félicité. «L’année 2008 sera celle de la réforme. J’ai proposé à l’actionnaire (l’Etat, NDLR) un statut unique que j’apelle de mes voeux», a-t-il rappelé, soulignant qu’il ne s’agissait en aucun cas d’une fusion des chaînes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO). Un statut unique des chaînes, juridiquement indépendantes, permettrait de «fédérer et d’harmoniser le groupe» pour qu’il soit plus «performant», selon M. de Carolis, qui a déjà plaidé pour ce statut devant le Sénat. La réforme vise à «dégager des marges de manoeuvre, redéployer des collaborateurs», afin de réaliser «quelques dizaines de millions d’euros d’économie», a-t-il précisé. Huit chantiers seront mis en oeuvre. L’un d’entre eux concerne la «mutualisation des moyens techniques de production de l’information», mais «sans fusion» ni «suppression de locaux», a dit Patrice Duhamel, directeur général de France Télévisions. Une autre réflexion sera engagée sur les unités jeunesse, acquisition (achats), et études, qui pourraient avoir une direction commune. Les autres pistes concernent les directions financières, les ressources humaines, la technique et l’informatique. L’ensemble des comités d’entreprise sera consulté sur ces différents chantiers. Un premier CE de France 5 est prévu le 11 décembre. Interrogé sur un scénario à la BBC avec un vaste plan social, M. de Carolis a répondu: «nous ne parlons pas de départs comme à la BBC parce qu’on est bien géré».


































