La ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé a jugé mardi «sain» le retrait de l’antenne de CNews de l’animateur Jean-Marc Morandini condamné notamment pour corruption de mineurs. «Je pense que c’est sans doute plus sain qu’il ne soit plus à l’antenne, je pense d’abord aux victimes», a-t-elle réagi sur Sud Radio. «Il a été condamné, donc on n’est pas dans la supputation de ce qu’il aurait fait». «Quand on parle de la question des violences sexuelles, de la question de l’exploitation sexuelle, il ne faut évidemment jamais prendre le risque de la banalisation», a-t-elle ajouté. «A partir du moment où une condamnation existe, je pense qu’en effet, c’est sain, ne serait-ce que pour les victimes qui n’auront plus à le voir à l’antenne, de prendre cette décision.» Concernant la décision du retrait à ce stade, et non d’une démission à proprement parler, Aurore Bergé a estimé que c’était à «la chaîne d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent». Sous pression depuis trois semaines, Jean-Marc Morandini a proposé lundi de se «retirer de l’antenne» de CNews, après la polémique liée à son maintien malgré ses condamnations définitives, notamment pour corruption de mineurs. La direction de la chaîne a pris acte de ce retrait immédiat, dont la durée n’a toutefois pas été précisée. L’animateur a vu le 14 janvier la Cour de Cassation rendre définitive sa condamnation pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à 3 adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis. Il a une interdiction définitive d’exercer une profession en contact avec des mineurs. Jean-Marc Morandini a, en outre, renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend définitive.



































