B. BLETON (Karl More Productions) : «Notre ambition est de créer une richesse patrimoniale à travers nos programmes»

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Quelle est aujourd’hui la spécialité de Karl More Productions France ? 

Benjamin BLETON 

Nous avons deux piliers principaux : la captation et le documentaire de création. Créée en 2000, notre société de production compte à son actif près de 250 captations et 35 documentaires. Notre ambition est de créer une richesse patrimoniale à travers des contenus pointus sur la musique et le monde de la culture.

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Comment se spécialise-t-on dans la captation audiovisuelle ?

Benjamin BLETON 

Pendant des années, je me suis occupé d’un studio de post-production auprès de Sophie Tatischeff, la fille de Jacques Tati. De 1995 à 1999, j’ai assumé la fonction de directeur de production et de post-production dans le long métrage et le film publicitaire, au sein de la société «Son pour Son». Parallèlement à mes activités, j’ai été amené à coproduire avec l’INA un portrait du pianiste Samson François pour ARTE, sur la base d’archives inédites. Dès lors, j’ai commencé à m’intéresser aux pianistes de ma génération: Frank Braley, Nicholas Angelich, François-Frédéric Guy, etc. Je suis allé les rencontrer et les filmer à compte d’auteur, sans structure de production. C’est parce que j’avais cette matière première que je suis allé voir la chaîne Mezzo qui m’a acheté des captations. De fil en aiguille, j’en ai fait beaucoup et j’ai fini par réaliser des portraits. Je n’envisage pas ces captations comme un marché de niche, mais comme une spécificité. Pour répondre à cette logique de production ciblée sur la musique, et les arts, j’ai fondé Karl More Productions France.

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Quelles sont vos récentes captations et productions ?

Benjamin BLETON 

Courant avril, nous avons capté pour TF1 un concert du contre-ténor français Philippe Jaroussky dans l’écrin du Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Il s’agissait d’un spectacle en hommage à Francesco Cavalli, plutôt méconnu du grand public. Même si ce style de spectacle connaît une programmation en troisième partie de soirée, il y a une vraie volonté de proposer quelque chose de pointu sur le répertoire, le choix des interprètes et des salles.

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Avez-vous d’autres projets ?

Benjamin BLETON 

Oui, avec ARTE. L’enjeu du projet est de sortir la musique de son cadre traditionnel, qui est celui de la salle de concert, pour l’amener en pleine nature, dans une évocation liée au répertoire de certains compositeurs. Nous allons faire des évocations historiques, architecturales, patrimoniales qui vont prendre toutes leurs dimensions dans certains paysages.

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Vos documentaires de création ont-ils tous une résonnance musicale ? 

Benjamin BLETON 

Très souvent ! Par exemple, j’ai produit pour Mezzo un documentaire de 52’ consacré à la ville d’Helsinki à travers son festival multiculturel. D’autre part, nous avons développé des relations de confiance avec certains artistes qui m’ont demandé de réaliser leur portrait. Karl More Productions a développé depuis 20 ans des partenariats forts avec des talents comme Jordi Savall, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, etc.

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Que préparez-vous actuellement ?

Benjamin BLETON 

En préparation, nous avons deux projets qui n’ont pas encore trouvé de diffuseur. Le premier sur les métiers du cinéma, «Mémoires de cinéma» et le deuxième sur la place de Montmartre dans le 7ème art, «Montmartre au cinéma».

LES DIRIGEANTS

B. BLETON

Fondateur, Gérant & Producteur

COORDONNEES

111 avenue Victor Hugo 

75116 Paris

DATE DE CREATION

2000

PRODUCTIONS

«Jordi Savall, musicien de la paix» ; «The High Road to Kilkenny» ; …