Le Parti socialiste a jugé mercredi «gravissimes» les nominations intervenues au CSA, notamment celle de Michel Boyon à la présidence du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Anne Hidalgo, secrétaire nationale du PS chargée de la culture, a protesté, dans une déclaration, contre «la prise en main totale, un contrôle absolu du fonctionnement des médias» par la «droite au pouvoir». Elle a dénoncé «des nominations politiques» et «un système où le pluralisme n’a plus sa place» alors que s’ouvre un grand débat démocratique avec les élections du printemps. La responsable socialiste a exprimé «une protestation vive et ferme», et souhaité «alerter nos concitoyens pour qu’ils sachent comment le pouvoir en place entend conduire cette présidentielle, sans laisser de place à une expression pluraliste». Elle a estimé que le journalise Rachid Arhab avait été nommé au CSA «pour donner des gages à la gauche». Mme Hidalgo a rappelé que, dans son projet, le PS proposait une réforme du mode de nomination et du mode de fonctionnement du CSA. Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, a été nommé président du Conseil supérieur de l’audiovisuel par Jacques Chirac, tandis que deux nouveaux membres font leur entrée au CSA, Alain Méar et Rachid Arhab, a annoncé mercredi l’Elysée. Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, succède à Dominique Baudis. Alain Méar a été nommé par le président du Sénat et Rachid Arhab par celui de l’Assemblée nationale.


































