Réseaux sociaux interdits aux mineurs : l’Australie enquête sur TikTok, Instagram et YouTube

Réseaux sociaux interdits aux mineurs : l’Australie enquête sur TikTok, Instagram et YouTube
(FILES) In this file photo taken on March 21, 2018 Social Network applications including Facebook, Instagram, Slack, Snapchat, Twitter, Skype, Viber , Teamsnap and Messenger, are on display on a smartphone in Washington DC. Facebook said April 4, 2018 it is updating its terms on privacy and data sharing to give users a clearer picture of how the social network handles personal information.The move by Facebook follows a firestorm over the hijacking of personal information on tens of millions of users by a political consulting firm which sparked a raft of investigations worldwide. / AFP PHOTO / Eric BARADAT FILES-US-INTERNET-FACEBOOK-PRIVACY

Le régulateur australien a annoncé mardi une enquête visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d’enfreindre l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays, l’un des plus stricts au monde. L’Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger des effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par plusieurs nations comme l’Indonésie ou le Brésil, tandis qu’en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens. «Même si les plateformes de réseaux sociaux ont pris certaines mesures initiales, je suis préoccupée (…) par le fait que certaines n’en font peut-être pas assez pour respecter la loi australienne», a déclaré la responsable de la sécurité en ligne, Julie Inman Grant, en citant nommément Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube. Il existe «de sérieuses inquiétudes» quant au fait que Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube aient pu enfreindre cette interdiction, a ajouté Mme Grant: «En conséquence, nous passons désormais à une posture de mise en application». Les entreprises visées par cette interdiction s’exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d’euros si elles sont reconnues coupables d’avoir enfreint la loi australienne. «Elles peuvent choisir de s’y conformer ou faire face à des conséquences croissantes, y compris une profonde érosion de leur réputation auprès des gouvernements et des consommateurs du monde entier», a encore dit Mme Grant. Elle a expliqué s’attendre à une opposition des géants du secteur, d’autant plus forte que «cette réforme met fin à 20 ans d’habitudes bien ancrées sur les réseaux sociaux». La mise en oeuvre de cette interdiction est particulièrement scrutée dans le monde, notamment par les pays cherchant à créer des interdictions similaires. L’Indonésie a interdit la semaine dernière les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, le Brésil lie depuis mars les comptes de ces utilisateurs à ceux de leurs parents. Des procédures sont en cours dans plusieurs pays européens, comme en France, où une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue mardi au Sénat. En Australie, les plateformes sont les seules responsables de s’assurer que leurs utilisateurs basés dans le pays ont plus de 16 ans. Une partie dit utiliser des outils d’intelligence artificielle (IA) déterminant l’âge à partir de photos, et certains utilisateurs peuvent choisir de télécharger une pièce d’identité.

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