F. FAYARD (Banijay Productions) : «On tient à avoir une politique forte de créations»

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Alors que «Les Marseillais Vs le reste du monde» est actuellement en diffusion sur W9, média+ s’est intéressé au positionnement et aux projets de Banijay Productions. 

MEDIA +

Comment renouvelez-vous la marque «Les Marseillais» ?

Florence FAYARD

Tout l’enjeu est d’insuffler une dynamique au programme et ses déclinaisons. La remise en question est permanente, l’évolution perpétuelle. Dans notre case à 20 heures, nous sommes très challengés. La clé du succès est d’installer des nouveautés chaque saison dans le storytelling et le choix des candidats. Leur profil n’est d’ailleurs plus le même qu’il y a dix ans. A l’époque, nous avions des réflexes encore un peu clichés mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La priorité est de créer un groupe de personnalités différentes et complémentaires, qui s’entendent bien entre eux.

MEDIA +

Doit-on parler de série-réalité ou de soap dans le traitement ?

Florence FAYARD

Il y a de vrais points communs entre le feuilleton-réalité et le soap. D’abord, dans la manière de consommer le programme. Jour après jour, on suit les histoires de personnages récurrents qui entrent dans notre quotidien. Notre audience linéaire reste très forte et cohabite avec une consommation digitale puissante. D’autre part, il y a un travail de mise en forme et de narration. Le rythme obéit à des codes empruntés à la fiction : nombre de séquences par émission, cliffhangers intermédiaires, etc.

MEDIA +

Quel effectif déployez-vous sur une série-réalité ?

Florence FAYARD

Nous faisons appel à une soixantaine de personnes sur le tournage des «Marseillais Vs le reste du monde» par exemple, à la fois pour la partie «reality», «jeux» et pour le protocole Covid. Nous avons aujourd’hui une équipe de «cleaners» et de médecins. En post-production, une trentaine de personnes travaillent sur l’émission.

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Le budget dédié aux salaires des candidats est-il significatif ?

Florence FAYARD

Cela représente en effet une part importante du budget, et c’est normal. Nous sommes heureux de nous inscrire dans le temps. La fidélité se récompense. Nous trouvons des compromis dans un budget très maîtrisé.

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Que développez-vous actuellement ?

Florence FAYARD

«Les Apprentis Aventuriers» (W9) devrait repartir en tournage si les conditions sanitaires nous le permettent. Nous continuons «Une saison au zoo» (France 4) qui perdure depuis bientôt 8 ans. Nous produisons 40 à 60 épisodes par saison. On tourne sur des périodes d’au minimum 15 jours. On suit la vie active du zoo et de ses protagonistes qui guident l’histoire.

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Quid de «L’Île de la Tentation» ? Où en est le programme ?

Florence FAYARD

Le format n’est pas au repos, on travaille à son retour. Nous avions été ravis de faire revenir le programme il y a 2 ans sur W9. Le Covid ne nous a pas aidés à enclencher directement sur une saison 2 mais on y travaille fortement.

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Avez-vous récemment fait de l’acquisition ?

Florence FAYARD

Le marché international étant ce qu’il est, nous n’avons pas beaucoup optionné l’année dernière. Mais nous sommes toujours en quête de nouvelles acquisitions et de pépites. Chez Banijay Productions, on tient aussi à avoir une politique forte de créations. Même si nous sommes bien positionnés sur la série-réalité et le feuilleton du réel, on recherche aussi des formats de jeux et de divertissements plateau. Nous avons développé et produisons actuellement un docu-réalité pour Amazon avec Nabilla.