Une seule question va compter, mardi, lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Lagardère : le financier américain Guy Wyser-Pratte entrera-t-il au conseil de surveillance du groupe de défense et de médias pour y faire «des étincelles» ? A l’ordre du jour de l’AG de Lagardère sont inscrits la présentation du rapport de l’exercice 2009, la distribution des dividendes, les renouvellements de mandats d’administrateurs et les nominations de deux nouveaux membres (Patrick Valroff et Jean-Claude Magendie) au sein du conseil du surveillance. Cette AG annuelle aurait pu être un millésime «classique» sans deux résolutions déposées fin mars par Guy Wyser-Pratte, «financier activiste» qui s’est déjà attaqué à des groupes français (Taittinger ou Valeo). La première résolution propose son entrée au Conseil de surveillance, actuellement composé de 14 actionnaires de la société, et la seconde la remise en cause du statut en commandite de Lagardère. L’objectif de cet ancien Marines qui a fait ses services au Vietnam: «faire des étincelles» chez Lagardère, dirigé selon lui par «un gentil garçon» (Arnaud Lagardère, gérant commandité) qui devrait «plutôt se consacrer à ce qu’il aime, le sport, et partir». M. Wyser-Pratte dénonce la stratégie de M. Lagardère et le statut en commandite du groupe, qui permet au gérant-commandité de détenir tous les pouvoirs de décision avec moins de 10% du capital. Le groupe Lagardère est dirigé par deux co-gérants: M. Lagardère et la société anonyme Arjil commanditée Arco (dirigée par Philippe Camus, Pierre Leroy, Dominique D’Hinnin et Thierry Funck-Brentano).



































