Martine Aubry, première secrétaire du PS, a reçu mardi le comédien Pierre Arditi puis à sa suite, plusieurs cinéastes, dont Jean-Jacques Annaud et Bertrand Tavernier qui l’avaient interpellée à propos de l’hostilité du PS au projet de loi Internet adopté à l’Assemblée. Ces deux rencontres discrètes, au siège du PS, rue de Solférino, survenant après une brouille très médiatisée, ont témoigné d’«une intensité de dialogue entre des gens farouchement attachés à la culture et qui ont envie de trouver des solutions réelles», a résumé le député Christian Paul. «On n’est pas d’accord sur tout, mais de part et d’autre, ce sont des convictions respectables», a dit M. Paul. La patronne du PS a reçu Pierre Arditi accompagné du metteur en scène Bernard Murat puis plusieurs cinéastes, avec la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) et l’ARP (Auteurs-réalisateurs-producteurs), notamment Jean-Jacques Beineix, Jean-Jacques Annaud, Bertrand Tavernier et Pascal Thomas. Il y a eu de part et d’autre volonté de s’expliquer dans le cercle de famille», a déclaré M. Paul. Les artistes, a-t-il relaté, ont assuré qu’ils restaient «des gens de gauche» qui n’étaient «pas en train de virer à droite». «Ce qui est commun à tous, c’est la conscience que la création est fragile, que l’économie culturelle est en permanence menacée», a-t-il ajouté. «Nous avons défendu l’idée qu’on ne pouvait pas faire de la pédagogie à l’égard des jeunes avec une loi impratiquable», a dit M. Paul. «L’idée qu’on avait pu agir par démagogie n’a pas résisté à cette réunion», a-t-il ajouté. Les participants ont évoqué la suite d’Hadopi, «comment trouver un nouveau mode de financement de la création et la manière dont les droits d’auteur peuvent vivre dans le monde numérique».



































